Sud-Kivu | saison de pluie : un péril imminent pour la population et les écoliers au regard de l’insalubrité et de la déforestation
Alors que le mois de septembre annonce le début de la saison pluvieuse, les dirigeants et dirigés de la province du Sud-Kivu, restent indifférents face à l’accumulation des déchets qui traînent dans les caniveaux de toutes les communes constituant la ville de Bukavu.
Face à cette situation préoccupante, les écoliers qui viennent à peine de reprendre cours, seraient les premières victimes face à ce profil de temps, sur un relief accidenté qui connaît des érosions dues notamment à la nature et aux activités de l’homme. C’est en ces périodes que l’érosion a toujours ravagé quelques quartiers de la ville et ses environs en plaçant des milliers de familles dans le désespoir à la suite des pertes des siennes et logements.
Consécutivement à ce qui précède un reporter de votre media, a contacté un expert en la matière ce mercredi 04 septembre 2024.
Celui-ci évoque les effets néfastes de l’érosion, d’une part, il s’agit des causes majeures des sites à risques dans la ville de Bukavu et ses environs. D’autre part, le climat qui est considéré comme facteur déclencheur d’instabilité avec une forte influence sur l’érosion dans la ville de Bukavu et ses environs.
Le chercheur s’accorde donc à dire que l’alternance en saison sèche et humide favorise grandement l’érosion et mouvements de terrain. En effet, il invite le maire de la ville, les mouvements citoyens et toutes les personnes vivant dans la ville à s’approprier la campagne sur le débauchage des caniveaux, et d’évacuer les sites jugés impropres à la construction.
Un observateur revient sur d’autres dangers de l’insalubrité que courent des élèves pendant cette période.
« L’insalubrité de l’environnement porte atteinte aux droits des enfants à l’éducation car lorsque les conditions ne sont pas réunies pour que les apprentissages se déroulent dans un cadre sain, les enfants ne peuvent pas donner la pleine mesure de leurs capacités d’apprentissage »
Un risque imminent pour les jeunes élèves sur le changement climatique et la déforestation en RDC ? (UNICEF)
La RDC représente la deuxième plus grande forêt tropicale au monde avec 152 millions d’hectares, environ 80 millions d’hectares de terres sont arables sur le territoire congolais, et les ressources en eau disponibles représentent 13 % du potentiel hydroélectrique mondial. Malgré ces grandes richesses, le pays subit la déforestation, le braconnage, la pollution des cours d’eau et l’insalubrité. La RDC a l’un des dix taux de déforestation les plus élevés au monde, le pays détient la 2ème plus grande superficie de forêt primaire détruite en 2020, après le Brésil. La destruction des forêts, notamment en cas de défrichement par le feu, engendre la formation de gaz à effet de serre, très nuisible au bon développement et à la santé des enfants.
Laurent Katete