10 ans après, les congolais se souviennent de l’assassinat de Mamadou Ndala
Ce fut le 2 janvier 2014, un jeudi matin, une roquette a ciblé la jeep du colonel Mamadou Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, située dans le Nord de la riche province du Nord-Kivu, où opèrent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers. Dans une embuscade tendue par des ADF-NALU ( selon le gouvernement de Kinshasa), le commandant des opérations Mamadou Ndala rendra l’âme, calciné dans sa jeep avec deux de ses gardes du Corps, le tombeur du M23 poussera son dernier cri.
Aussitôt informé de la tragédie, entre pleures et désespoir, un silence funeste s’empara de la ville de Beni, Goma et leurs environs, un silence divin s’observa dans le Ciel congolais, le colonel de 35 ans est assassiné, la société civile inconsolable, le peuple est en deuil, la diaspora retient son souffle, celui qui a su défaire les rebelles de M23 est parti , Nord-Kivu a perdu son général Mahele, son héros.
Élevé à titre posthume Général des armés, Mamadou a été rendu célèbre pour avoir défait en fin 2013 le mouvement de la rébellion M23 soutenu par le Rwanda, qui occupait une partie du Nord-Kivu , jusqu’aux portes de la ville de Goma.
Ndala et son bataillon ont su pourchasser ces rebelles, récupérer Rumangabo, Bunagana et protéger la ville de Goma .
Mamadou Ndala laissera à sa mort une femme et trois enfants.
Martin Lunyengu
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