CENI : Denis Kadima bloqué dans le dilemme ?
Les élections dans le délai constitutionnel relèvent d’une chimère, Denis Kadima bloqué en Afrique du Sud .
Les scrutins de décembre prochain dans le délai constitutionnel seraient hypothétiques pour ce quatrième cycle électoral. En croire certaines langues.
Au pays de Nelson Mandela, où séjourne depuis quelques jours Denis Kadima, président de la Centrale Électorale, il lui a été clairement signifié par l’imprimeur que les bulletins de vote ne peuvent être prêts dans deux semaines.
Ce qui fait que, techniquement, la CENI n’est pas à mesure d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.
Dans les deux semaines, ces bulletins doivent être convoqués en RDC pour être dispatchés dans les chefs-lieux des provinces et grandes agglomérations du pays , avant d’être disséminés dans les territoires, secteurs et localités du pays.
Déficit de voir et moyens de communication
Entre-temps, ce pays, aux dimensions d’un sous-continent, fait face à un déficit de voies et moyens de communication. Congo Airways, l’avionneur national, comme CAA, n’ont pas de capacités de couvrir le territoire national.
La CENI ne dispose pas de moyens spécifiques et rapides de dispatch de ces matériels à travers les centres de vote du pays.
Dilemme politique.
De l’autre côté, il y a ce défi politique. Le régime Tshisekedi ne veut en aucun cas céder au dialogue. Et selon des indiscrétions qui ont fuité, il aurait concocté un plan avec un groupe de candidats président de la République, notamment le groupe ayant porté plainte contre Kadima Denis et Kazadi Peter à la Cour constitutionnelle.
Ce groupe va adresser une correspondance à la CENI pour demander à la Centrale Électorale de ne pas brûler le pays et d’attendre seulement les bulletins et surtout d’éviter les élections bâclées et de les organiser à temps voulu.
Les prochains jours seront très mouvementés entre la CENI et les candidats au processus électoral.
Derick Ntumba