Pour sa part, le secrétaire exécutif de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), Hervé Martial Maidou a pris le temps de rappeler l’historique de cette organisation.
Maidou a salué les efforts déployés par les États membres dans les réformes environnementales en cours. Il a aussi souligné l’opportunité de cette rencontre pour intégrer d’autres pays et renforcer ainsi l’impact régional des initiatives environnementales.
Un espace important de réflexion
De son côté, le représentant de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), Daniel Pascal Elono a insisté sur l’importance de cette conférence dans le cadre de la promotion d’une économie verte en Afrique centrale.
Selon lui, cette réunion constitue un espace de réflexion pour développer des mécanismes de financement innovants et des solutions concrètes qui renforceront les capacités des États à répondre aux défis environnementaux actuels.
Pour la cheffe du Secrétariat de CAFI (Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale), Berta Pesti, cette plateforme financière régionale joue un rôle crucial dans le soutien aux forêts d’Afrique centrale.
CAFI a mis en place des outils standardisés et efficaces qui améliorent la performance des projets et renforcent la gestion des ressources forestières.
Impacts environnementaux de la situation de l’Est de la RDC
Habillée particulièrement en noir, la Ministre Ève Bazaïba a dans son discours fait une mention poignante de la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays. Elle a également dénoncé les impacts environnementaux graves de ce conflit, notamment la destruction des écosystèmes et de la biodiversité, espérant que la communauté internationale prendra des mesures fortes pour faire face à ce qu’elle qualifie d’écocide.
Bazaïba a par ailleurs salué la mobilisation de tous les participants, qu’elle considère comme une preuve d’engagement collectif pour la lutte contre la déforestation, la préservation des forêts du Bassin du Congo et la réduction des inégalités sociales.
Elle a rappelé que les solutions basées sur la nature sont essentielles pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, conformément aux objectifs mondiaux.
Durant trois jours soit du 27 au 29 janvier, les experts de 6 pays africains de l’initiative CAFI (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République Centrafricaine, République du Congo et la RDC) vont élaborer une feuille de route pour le déploiement des mécanismes des paiements pour les services environnementaux en Afrique centrale.
Glodiem