14 mai 2026

La RDC obtient une enquête internationale sur les exactions commises par l’armée Rwandaise et ses supplétifs dans l’Est

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Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté, ce 7 février 2025, une résolution historique proposée par la RDC, ouvrant la voie à une enquête internationale sur les crimes commis dans l’Est du pays par l’armée rwandaise et le groupe RDF/M23.

Cette décision, adoptée à l’unanimité, marque une victoire diplomatique majeure pour Kinshasa et isole davantage le Rwanda sur la scène internationale.

La RDC obtient une enquête internationale sur les exactions commises par l’armée Rwandaise et ses supplétifs dans l’Est

La mission d’enquête, mandatée pour documenter les exécutions sommaires, violences sexuelles et déplacements forcés de civils, vise à briser le cycle de l’impunité et à exiger des sanctions contre les responsables.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a insisté sur l’urgence d’agir face à une situation qui pourrait encore s’aggraver.

Cette résolution, soutenue par plus de 70 organisations locales et internationales, constitue une étape clé pour une paix durable dans la région et une reconnaissance internationale des exactions subies par les populations congolaises.

La RDC obtient une enquête internationale sur les exactions commises par l’armée Rwandaise et ses supplétifs dans l’Est

Quelques clauses retenues

 

  • Il importe de veiller à ce que les auteurs de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits ainsi que de violations du droit international humanitaire répondent de leurs actes, et qu’il est urgent d’ouvrir une enquête rapide, indépendante et impartiale sur toutes les violations et atteintes présumées afin de mettre fin à l’impunité et de s’assurer que les responsabilités soient établies ;

     

  • Le conseil décide de l’établissement d’urgence d’une mission indépendante d’établissement des faits sur les graves violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits et les graves violations du droit international humanitaire commises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo ;

     

  • Il demande au Haut-Commissaire de mettre en place d’urgence la mission d’établissement des faits, qui établira un rapport sur les faits survenus entre janvier 2022 et la date de présentation de son rapport complet, avec le mandat suivant :

    a) Enquêter et établir les faits, les circonstances et les origines fondamentales de toutes les allégations de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits et de violations du droit international humanitaire, y compris celles touchant les femmes et les enfants et celles qui impliquent des violences sexuelles et sexistes, et commises contre des personnes déplacées à l’intérieur du pays et les réfugiés, et d’éventuels crimes internationaux dans le contexte de la dernière escalade des hostilités en janvier 2025 et en cours dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ;

     

    b) Recueillir, rassembler et analyser les preuves de ces violations et atteintes, y compris celles qui touchent les femmes et les enfants, et enregistrer et préserver systématiquement toutes les informations, la documentation et les éléments de preuve, y compris les entretiens, les témoignages et le matériel médico-légal, conformément aux meilleures pratiques internationales, en vue de toute procédure judiciaire future ;

     

    c) Recueillir et vérifier les informations et les éléments de preuve pertinents, y compris en travaillant sur le terrain, et coopérer avec les organes judiciaires et d’autres entités, s’il y a lieu ;

     

    d) Identifier, dans la mesure du possible, les personnes et les entités responsables de violations des droits de l’homme ou d’atteintes à ces droits ou de violations du droit international humanitaire, et d’éventuels crimes internationaux dans le contexte de la dernière escalade des hostilités et en cours dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, afin de veiller à ce que les responsables soient tenus de répondre de leurs actes ;

     

    e) Formuler des recommandations, y compris les mesures pour assurer la responsabilité, dans le but de mettre fin à l’impunité et de s’attaquer à ses origines fondamentales, et de garantir l’obligation de rendre des comptes, y compris, le cas échéant s’il y a lieu, la responsabilité pénale individuelle, ainsi que l’accès des victimes à la justice pour les victimes ;

     

    f) Présenter au Conseil des droits de l’homme une mise à jour orale des travaux lors de sa cinquante-neuvième session, suivie d’un dialogue interactif renforcé, et son rapport complet sur ce sujet lors de sa soixantième session, suivi également d’un dialogue interactif renforcé ;

     

    g) Soumettre également son rapport complet à l’Assemblée générale lors de sa quatre-vingtième session, et tenir le Conseil de sécurité informé de ce sujet ;

     

    h) Déterminer et soutenir des mécanismes de collaboration et de reddition de comptes au niveau de la justice internationale, et à d’autres organismes internationaux compétents existants ou à créer ; notamment la collaboration avec la Cour pénale internationale ou la création d’un tribunal pénal international ou d’une cour pénale spéciale pour la République démocratique du Congo, afin que les auteurs de violations répondent de leurs actes.

 

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