8 mai 2026

Le candidat malheureux à l’élection présidentielle Théodore Ngoy saisit la Cour Constitutionnelle pour l’annulation des élections

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Le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 20 décembre 2023, Théodore NGOY, a saisi ce mercredi 03 janvier 2024, la Cour Constitutionnelle. Il l’a fait en contestation de la régularité du processus électoral. Le candidat numéro 17 veut que la Cour Constitutionnelle annule les élections du 20 décembre dernier à cause de nombreuses irrégularités qui, selon lui, ont émaillé ce processus électoral.

C’est à quelques heures de la clôture du dépôt des recours en contestation de l’élection présidentielle du 20 décembre dernier que le candidat Théodore NGOY est allé déposer sa requête à la Cour Constitutionnelle. Pour lui, la haute cour doit constater les irrégularités qui ont émaillé le processus électoral et déclarer l’annulation des scrutins du 20 décembre dernier.

« J’ai déposé une requête en contestation de la régularité du processus, c’est-à-dire notamment des opérations de vote, de dépouillement des résultats auxquels ces élections qui ont été un simulacre ont donné lieu. Et j’aurai pu, comme je l’ai pensé dans un premier temps, m’abstenir de venir devant la Cour, qui sous R Cons 2120 s’est abstenue de dire le droit. J’aurai pu m’abstenir. Mais, je me suis dit pourquoi laisserai-je ce mal que nous avons vécu le 20 décembre 2023, un mal qui était préparé à dessein, pourquoi le laisserai-je? Prendre la forme d’un arrêt sans que je l’aie dénoncé ? »

Sur base des éléments qu’il a pu réunir comme preuves, Théodore NGOY promet de démontrer aux juges constitutionnels les failles de la CENI.

« La seule raison d’être, la seule mission confiée par le constituant congolais à la CENI, c’est d’assurer la régularité du processus électoral et référendaire. Ici, c’est le processus électoral. La CENI a-t-elle assuré la régularité? Nous allons le démontrer, mais toute la Cour Constitutionnelle sait que la CENI n’a pas assuré la régularité. J’ajoute que le juge constitutionnel en tant que juge électoral n’est que le juge de la régularité. » 

Le candidat numéro 17 saisit la cour constitutionnelle pendant que le groupe des candidats dont il fait partie a décidé de ne pas saisir la haute cour. Est-ce une rupture ? Non, estime Théodore NGOY qui n’exclut pas les manifestations de rue pour exprimer ses revendications, s’il ne trouve pas gain de cause devant la haute Cour.

« Je me suis entretenu librement et longuement avec l’un des candidats présidents de la République avec qui nous partageons la même conviction que la ceni a, à l’avance, programmé d’organiser non pas une élection, mais une simulacre qui profiterait à celui qui a été proclamé. Nous avons échangé longuement, il n’était pas d’avis que je vienne à la Cour, je lui ai donné les raisons dont certaines sont celles que je vous donne ou que je viens vous donner par loyauté, parce que je suis un homme loyal. Et la rue, c’est aussi une voie de droit au même titre que la voie de la Cour constitutionnelle. »

Selon la loi électorale, la Cour constitutionnelle dispose de 7 jours pour traiter la requête de Théodore Ngoy. Jusqu’en fin d’après-midi de ce 03 janvier, il reste le seul requérant pour l’annulation de cette élection. Après traitement de sa requête, la publication des résultats définitifs interviendra le 12 janvier prochain.

DNS


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