14 mai 2026

RDC : « La levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort est dangereuse dans un pays où la justice est malade » (Denis Mukwenge)

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Si la décision de la levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort le jeudi 14 mars dernier par le gouvernement Sama Lukonde est saluée par plusieurs acteurs politiques de l’Union Sacrée de la Nation, cette décision est mal vue du côté des leaders de l’opposition congolaise et quelques acteurs des droits de l’homme qui dénoncent une mesure populiste et inconstitutionnelle.

Après Devos Kitoko, secrétaire du parti de Martin Fayulu, le prix Nobel congolais et candidat à la dernière présidentielle de décembre 2023, Dénis Mukwenge est monté au créneau à son tour pour dénoncer une mesure qu’il qualifie d’inconstitutionnelle dans un pays où la justice est malade.

« La levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort est inconstitutionnelle et illustre une dérive autoritaire et un recul inquiétant du système de protection nationale des droits humains.

Cette mesure populiste est particulièrement dangereuse dans un pays où la justice est dysfonctionnelle et malade, le déficit d’indépendance et d’impartialité du système judiciaire sont notoires et la justice militaire ne prévoit pas de double degré de juridiction, en violation des garanties procédurales inhérentes à un procès équitable », a précisé Denis Mukwege.

L’HOMME DE PANZI PLAIDE POUR  L’ABOLITION DE LA PEINE DE MORT EN RDC

« Nous prônons l’abolition pure et simple de la peine de mort et une réforme profonde des secteurs de la sécurité et de la justice pour consolider un Etat de droit protecteur des libertés fondamentales », insiste-t-il.

Après deux décennies de sa suspension, la levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort ne fait pas l’unanimité au sein de la société congolaise où les acteurs de la société civile craignent de leur côté que ça soit une occasion de la chasse aux sorcières.

Martin Lunyengu


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