8 mai 2026

SUD-KIVU : le cri d’alerte de la Société Civile, bureau territorial de Kabare, sur les abus de la justice à la prison de Kabare.

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Dans un entretien avec Le monde en 24heures ce jeudi 21 mars 2024, son rapporteur Barthélémy Mwambusa déplore des arrestations et détentions arbitraires au sein de différents établissements pénitentiaires par la Police Nationale Congolaise (PNC).

Il note également qu’il y a incapacité pour le parquet près le Tribunal de paix de Kabare d’étendre ses actions dans la chefferie de Nindja par manque de ressources nécessaires (matérielles, humaines et financières) avec comme conséquences l’irrégularité dans le traitement des dossiers judiciaires et l’impunité qui règnent dans cette partie de la province du Sud-Kivu.

« Les quelques éléments de la police qui y sont déployés n’arrivent pas à couvrir toutes les entités. Un parquet qui est installé à Cirunga est très éloigné des habitants qui viennent à Luhago, Irhogabarhonyi, Mumosho, Mudusa, Ishungu, Katana, Lugendo, Bushumba, Birava, etc. Il manque des fournitures bureautiques pour le parquet près le Tribunal de paix de Kabare. Difficulté, Non prise en charge des agents par le gouvernement congolais. Certains vivent au dépend des justiciables ; conséquence la justice n’est pas bien rendue », lance-t-il.

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Et de poursuivre.

« Il y a aussi manque des moyens de transport pour transférer les détenus à la prison centrale de Bukavu étant donné que la prison centrale de Kabare est devenue une prison pour les militaires et les personnes déjà condamnées. Des fois, les évasions sont signalées pendant les transferts des détenus ».

Barthélémy Mwambusa explique aussi qu’il y a insuffisance des éléments de la PNC dans différents groupements comme par exemple, le groupement de Kagabi, qui a une population estimée à 29 milles habitants et ne compte qu’un policier.

Laurent Katete


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