9 mai 2026

Kinshasa : les conducteurs déclenchent une grève

Grève des chauffeurs des taxis à Kinshasa

Pour exprimer leur courroux contre les tracasseries routières, couplées des embouteillages, les conducteurs de bus et taxis ont décidé de ne pas travailler ce lundi 29 Juillet 2024, entamant ainsi une grève non précisée en termes des jours.

 

Cette situation a fortement paralysé la ville de Kinshasa, entravant ainsi une panoplie de personnes, en l’occurrence : travailleurs, universitaires, vendeurs et autres, à vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

 

« Nous sommes fatigués de tout ce qui se passe dans notre ville, surtout du point de vue de transport. Les policiers de la circulation routière nous maltraitent comme pas possible. On doit finir avec les tracasseries et tout ce qui y va avec », a déclaré un chauffeur qui a requis l’anonymat.

 

Contacté par votre média, le président de l’association des chauffeurs du Congo (ACCO), Jean Mutombo a tenu à préciser que l’initiative n’émane pas de l’organisation dont il est à la tête. Pour lui, ladite grève, serait l’initiative des chauffeurs de bus et taxis.

 

« L’ACCO n’a pas lancé ce mouvement de grève. Pour avoir grève, nous commençons par les pourparlers avec les autorités de la ville et deuxièmement, nous lançons des communiqués dans des radios et télévisions. Je suis descendu sur le terrain le vendredi pour demander de quoi il s’agit, il y a certains chauffeurs de taxi bus, la plupart d’ailleurs, qui se plaignent en disant qu’il y a tracasseries sur les routes publiques, il y a des embouteillages, il n’y a pas de routes, le carburant coûte cher et le contrôle de la division urbaine pour faire respecter l’arrêté tarifaire fixant les prix de transport à Kinshasa ».

 

Il sied d’indiquer que la grève des chauffeurs à Kinshasa a des répercussions économiques significatives, renseigne un expert.  En dépit du fait que les estimations exactes des pertes financières ne soient pas chiffrées, les impacts restent tout de même considérables.

 

En guise d’illustration, la grève des chauffeurs en juin 2023 a provoqué une paralysie partielle de la ville, obligeant des milliers de Kinois à payer jusqu’à trois fois le tarif normal pour les transports disponibles. 

 

En réponse, à l’époque, des mesures comme l’augmentation du nombre de bus par l’entreprise publique TRANSCO ont été mises en place pour atténuer l’impact, bien que cela ne compense pas entièrement les pertes économiques subies par la ville. Toutefois, la grève déclenchée ce lundi intervient dans un contexte particulier, marqué par l’absence de bus des Transco dont les travailleurs sont également en grève. Une situation très difficile pour contenir le mouvement des habitants de la capitale.

 

Flory Musiswa


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