Législatives en Afrique du Sud : l’ANC en perte de vitesse
Le parti l’ANC au pouvoir en Afrique du Sud enregistre ce vendredi un net recul dans les urnes, selon des résultats partiels des législatives les plus contestées depuis la fin de l’apartheid, laissant entrevoir une perte historique de sa majorité absolue au sein du parlement.
A plus de 56% de votes comptabilisés dans la matinée, le Congrès national africain (ANC) continue de perdre du terrain en se plaçant à 41,9% des suffrages exprimés, selon la commission électorale (IEC).
Le premier parti d’opposition (Alliance démocratique, DA, centre libéral) cumulait 25%. Le tout récent parti populiste Umkhonto We Sizwe (MK) du sulfureux ex-Président Jacob Zuma, fait une percée à plus de 11% tandis que les radicaux de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) stagnaient à 9,5% de voix.
Les grandes villes, notamment Johannesburg et Durban, ne sont pas encore comptabilisées dans ces résultats partiels, avait précisé la commission électorale.
Pour nombre des 62 millions de Sud-Africains, le parti de Nelson Mandela qui avait promis aux premières élections multiraciales en 1994 l’éducation, l’eau et un toit pour tous, n’a pas tenu ses engagements : la criminalité a atteint un taux incroyable.
Dans la province zouloue (KZN, est), bastion traditionnel de l’ANC qui concentre tous les regards et où l’armée est déployée, le MK est en tête avec plus de 43% des voix contre 21% pour l’ANC.
L’ANC, qui détient actuellement 230 sièges de députés (57,5%) devrait rester le plus gros parti au Parlement. Mais s’il passe sous la barre de 50% de voix, il devra se résoudre à nouer des alliances et tenir des négociations pour la formation d’un gouvernement de coalition.
Martin Lunyengu
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