Au Mexique, les juges seront désormais élus par un vote populaire
A quelques jours de la fin de son mandat, le Président sortant, Andrés Manuel López Obrador, a fait adopter de justesse une réforme constitutionnelle contestée, trois semaines avant de passer la main à sa successeure, Claudia Sheinbaum.
Le Sénat mexicain a approuvé mercredi 11 septembre une réforme constitutionnelle qui fait du pays le premier à désigner tous ses juges par un vote populaire. Une réforme de la justice fédérale voulue par le président sortant, Andres Manuel Lopez Obrador. Cette réforme a été adoptée par 86 voix pour, soit les deux tiers des 127 sénateurs présents à la chambre haute, dominée par le parti au pouvoir Morena et ses alliés, et 41 voix contre de la part des partis d’opposition.
Des dizaines de manifestants étaient encore rassemblés devant le Sénat, pour protester contre l’approbation de la loi, sans qu’aucun incident ne soit signalé. Une centaine de manifestants avait envahi le Sénat, mardi 10 septembre, lors de l’examen de la réforme explosive, forçant la délocalisation des débats, mais sans permettre son rejet.
« Le pouvoir judiciaire ne va pas tomber », scandaient cependant les protestataires, principalement des fonctionnaires judiciaires en grève et des étudiants en droit.
« Je n’abandonnerai pas [mon poste], jusqu’à la fin, peu importe les conséquences », a déclaré Mario Dominguez, juge de district de l’État de Jalisco.
Cette réforme doit être approuvée par les Parlements d’au moins 17 États, ce qui ne devrait pas être un obstacle pour le parti au pouvoir qui en contrôle 24.
Une fois acceptée, la réforme sera ensuite promulguée par la présidence mexicaine.
Les procédures législatives ont débuté dans plusieurs États le mercredi. Les élections, qui devraient permettre d’élire 1600 juges, se tiendront en juin 2025 puis en 2027.
Julio Mavambu
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