25 mai 2026

CANADA : abandonné par Donald Trump, le G7 se contente du minimum sur l’Ukraine

Sommet G7 au Canada - juin 2025

Le G7 s’est concentré mardi 17 juin sur l’aide à l’Ukraine pour la dernière journée de son sommet canadien, chamboulé la veille par le départ précipité du président américain, Donald Trump. Le club des grandes démocraties industrialisées n’a, cette année, pas publié de déclaration commune dénonçant l’« agression russe ».

 

Sans Trump parti la veille en invoquant l’urgence du conflit israélo-iranien, le G7 s’est consacré, mardi 17 juin, à l’aide à l’Ukraine. Il s’agissait de la dernière journée du sommet, qui s’est tenu cette année en Alberta, dans l’Ouest du Canada.

 

Le G7 a de nouveau apporté son soutien à l’Ukraine mais sans durcir le ton face à la Russie. En effet, le club des grandes démocraties industrialisées n’a pas publié de déclaration commune dénonçant l’« agression russe », contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des États-Unis.

 

« Certains d’entre nous, y compris le Canada, auraient pu aller plus loin », a reconnu le Premier ministre Mark Carney, hôte du G7, lors de sa conférence de presse finale évoquant les déclarations sur la guerre en Ukraine. Ce dernier a toutefois insisté sur le fait que tous restent d’accord pour continuer à exercer une pression sur la Russie, y compris par des sanctions financières.

Dans la journée, une source gouvernementale canadienne avait affirmé que les États-Unis s’étaient opposés à la publication d’un communiqué séparé au ton plus fort avant de finalement retirer ses déclarations.

 

Une occasion manquée pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky

 

Une chose certaine : alors que les pourparlers engagés entre Moscou et Kiev sous pression de Donald Trump sont dans l’impasse, c’est une occasion manquée pour Volo­­dymyr Zelensky. Il n’a pas eu la possibilité de s’entretenir avec le président américain, avec lequel il a des relations houleuses, parti de façon anticipée.

 

C’est avec les autres dirigeants de ce club des grandes démocraties industrialisées (Italie, France, Allemagne, Royaume-Uni, Canada et Japon), qu’il a évoqué l’attaque meurtrière sur Kiev, signe pour lui que les alliés doivent renforcer leur soutien après plus de trois ans d’offensive russe à grande échelle.

 

« Nous sommes prêts pour les négociations de paix, pour un cessez-le-feu inconditionnel. Pour cela, nous avons besoin de pression », a déclaré Volodymyr Zelensky qui selon des médias canadiens a annulé en fin de journée des événements prévus au Canada après le G7.

 

Il repart tout de même avec une nouvelle aide militaire de 1,27 milliard d’euros de la part du Canada, notamment pour des drones et des véhicules blindés.

 

Julio Mavambu


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