11 mai 2026

La Chine et le Japon s’échangent sur le dossier du rejet des eaux de Fukushima qui a créé de vive tension entre les deux pays

Japanese Prime Minister Fumio Kishida meets Chinese President Xi Jinping on the sidelines of the APEC leaders' summit in Bangkok

Japanese Prime Minister Fumio Kishida meets Chinese President Xi Jinping on the sidelines of the Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) Summit in Bangkok, Thailand November 17, 2022, in this photo released by Kyodo. Mandatory credit Kyodo via REUTERS

Xi Jinping à Fumio Kishida : le rejet des eaux de Fukushima est « une source d’inquiétude pour l’ensemble de l’humanité ».

En marge du sommet de l’APEC à San Francisco, le président chinois Xi Jinping a rencontré le Premier ministre japonais, Fumio Kishida.

Au menu de leur échange, l’activité militaire chinoise en mer de Chine du Sud, mais également, le dossier qui coince entre les deux pays depuis l’an dernier, celui du rejet controversé dans l’océan des eaux de la centrale nucléaire de Fukushima.

« Xi Jinping a souligné durant cet entretien que le rejet d’eau contaminée issu de la centrale nucléaire de Fukushima est une source d’inquiétude pour l’ensemble de l’humanité, pour l’environnement maritime mondial et le bien commun.

Le Japon devrait s’emparer sérieusement des craintes exprimées aussi bien sur son sol qu’à l’étranger et régler cette question de manière constructive et responsable ».

Derrière les mots choisis de la diplomatie chinoise, il ne faut pas négliger la dimension politique. Ce sujet, devenu brûlant entre les deux pays, permet à Pékin de maintenir l’économie japonaise sous pression.

Et ça n’a pas échappé au Premier ministre japonais Fumio Kishida : « s’agissant du rejet d’eau radioactive traitée dans l’océan, j’ai plaidé pour une réponse apaisée, fondée sur des preuves scientifiques, et j’ai appelé au retrait immédiat par la Chine des restrictions à l’importation qui pèsent sur les produits alimentaires japonais ».

Le dossier est vital pour le secteur japonais de la pêche. Car la Chine continentale était jusqu’à l’an dernier l’un de ses clients les plus importants. Elle représentait à elle seule plus de 22% des exportations de poissons et de crustacés nippons en 2022.

Derick Ntumba


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